Stroll lucide sur l’AMR26, Aston Martin déjà sous pression aux essais
Retour aux Brefs F1À Sakhir, Aston Martin poursuit son programme de roulage avec l'AMR26, en augmentant progressivement la charge sur la nouvelle unité de puissance Honda. Mais dans le stand, l'ambiance reste mesurée et le discours de Lance Stroll ne laisse guère de place à l'optimisme immédiat. Alors que Fernando Alonso était en piste, le Canadien a livré une lecture très directe de la situation, pointant des faiblesses multiples et encore difficiles à cerner précisément. "Le temps dira combien de performance on peut extraire de la voiture. Pour l'instant, on a les problèmes que l'on a. On essaie de s'améliorer à chaque relais, chaque jour, et de voir ce qu'on peut tirer de cette voiture", explique-t-il, avant de détailler la nature des difficultés rencontrées. "C'est une combinaison de choses. Le moteur, l'équilibre, l'adhérence… ce n'est pas qu'un seul problème", précise-t-il, en ajoutant qu'"une bonne partie" de ce qui concerne même l'équilibre de la voiture peut être imputée au moteur.
Interrogé sur d'éventuels points positifs, Stroll se montre volontairement ironique et sans détour : "La livrée est jolie et il fait beau." Pour le reste, le constat est plus brut : "On est là où on est et on a les problèmes qu'on a. On peut seulement continuer à pousser, essayer de tirer plus de performance du moteur, de la voiture, et voir où on en est en Australie et comment on peut se développer à partir de là."
Le regard se porte aussi sur la feuille de temps, même si le Canadien rappelle les limites de l'exercice en essais. "En ce moment, on dirait qu'on est à quatre secondes et demie des premiers. Il est impossible de savoir exactement ce que fait chaque équipe, mais on doit trouver quatre secondes de performance", affirme-t-il. Et de souligner que ce retard ne se comblera pas par miracle : "Elles ne vont pas tomber du ciel. Il faut améliorer la voiture et trouver de la performance. C'est normal en Formule 1 quand on est derrière ses rivaux, tout le monde cherche de la performance." La feuille de route est déjà tracée, avec des évolutions prévues : "On regarde à long terme, on apportera des évolutions sur le châssis et le moteur, et on verra où on en est en Australie."
Le discours reste néanmoins empreint d'un certain réalisme. "On veut se battre pour des victoires et, là tout de suite, ça ne semble pas être le cas", reconnaît Stroll. Sans pour autant fermer la porte à un redressement : "Est-ce que ça veut dire qu'on ne pourra pas se battre pour des victoires dans le futur ? Non, je pense que si, on peut. Je n'ai pas de boule de cristal." Il admet toutefois l'incertitude qui entoure le potentiel réel de l'AMR26 : "Ça ne paraît pas incroyable pour l'instant, mais ça peut beaucoup s'améliorer, c'est sûr. À cent pour cent ? Je ne sais pas, je n'ai pas de réponses à ces questions." Et de conclure sur une ligne de conduite simple : "La seule chose que je peux dire, c'est qu'on pousse autant qu'on peut et qu'on essaiera d'aller chercher chaque seconde, chaque jour. Le temps dira à quel point on est compétitifs lors de la première course et sur l'ensemble de la saison."
Habla Stroll y suena preocupante. “Tenemos problemas de motor y no solo de motor. No estamos para luchar por victorias. Ahora mismo nos faltan cuatro segundos”. pic.twitter.com/Z4Vo3tlOMV
— Jesús Balseiro (@ASJesusBalseiro) February 12, 2026